Le 4ème homme de ma vie : l’histoire de mon infidélité 1/2

Article : Le 4ème homme de ma vie : l’histoire de mon infidélité 1/2
8 juin 2019

Le 4ème homme de ma vie : l’histoire de mon infidélité 1/2

Je m’appelle Mireille Flore Chandeup. Je suis mariée et mère de 2 enfants. Je m’en vais vous parler de cet homme avec qui j’ai fait l’une des choses  les plus difficiles de toute ma vie : tromper mon mari. Il est le 4ème homme avec qui j’ai couché, même si je suis mariée au 3ème. L’histoire de mon infidélité se déroule entre 2011 et 2012 à Yaoundé.

Je plante le décor pour vous

Mon mari et moi nous sommes rencontrés en 2003 en classe de Terminale. 5 ans plus tard, en 2008, j’avais déjà commencé à caresser le rêve de nous faire de formidables bébés lorsque je me suis rendue compte que j’avais des difficultés à tomber enceinte. En 2009, nous nous sommes mariés. Une année s’était écoulée depuis que j’essayais et je n’étais toujours pas enceinte. Cette année 2009, je me suis rappelée ces paroles d’un gynécologue que je consultais régulièrement : « Mireille, tu ne peux t’inquiéter véritablement que si pendant un an, tu as eu des rapports sexuels réguliers

sans protection et tu n’es pas tombée enceinte ». Eh bien ça faisait donc un an. J’ai alors commencé à angoisser à l’idée de perdre mon mari. Quand tu ne fais pas d’enfant chez nous, on te trouve rapidement une coépouse qui va en faire. Et surtout, mon mari m’avait épousée contre l’avis de sa sœur aînée qui estimait qu’on ne peut pas faire confiance à une fille qui est allée à l’université. Elle était persuadée que j’avais déjà avorté et que c’était la raison de mon infertilité. C’est vrai que j’avais déjà avorté. Il n’était nullement question que j’aie un bébé avant d’obtenir un Master au moins. Mais, était-ce la raison de mon infertilité ?

2009-2011 : deux années de lutte acharnée contre l’infertilité

Pendant 1 an, je me suis faite consultée par 4 gynécologues différents. Je me suis pliée à toutes leurs recommandations. J’ai fait tous les examens prescrits. Les verdicts étaient les mêmes à chaque fois : rien ne m’empêche de procréer. Les trompes ne sont ni retournées ni bouchées. Mon vagin n’est pas trop acide. Mes ovaires pondent effectivement tous les mois. Pas de syphilis. Zéro chlamydia. Mon utérus est propre à la nidation. Il y avait suffisamment de quoi me redonner confiance en moi. Je n’avais pas de problème.

En 2010, j’ai décidé d’arrêter tout rendez-vous chez le gynécologue et de motiver mon mari à aller à son tour se faire examiner.  Je me suis amèrement confrontée à son refus catégorique d’aller à l’hôpital. « Je n’ai aucun problème. » : m’a-t-il dit d’un ton sec. Je n’y ai rien compris. Il n’a jamais eu d’enfant à ce que je sache. Comment pouvait-il être certain de n’être pas à l’origine de notre difficulté d’enfanter ? Je l’ai supplié pendant un an sans succès.

En 2011, j’ai pris la difficile décision de ne plus le supplier d’aller voir un gynécologue. J’ai décidé de me faire un bébé, avec ou sans lui. J’ai repensé aux histoires, dont j’entendais parler autour de moi et que je condamnais, de ces dames qui se faisaient engrosser par d’autres hommes que leurs maris, de ces maris qui découvrant le pot aux roses ne pouvaient rien dire sans avouer qu’ils avaient été incapables de procréer. J’allais devenir une de ces femmes dont je critiquais le comportement. Comme je les comprenais tout à coup ! Il n’était surtout pas question que je meurs sans enfanter. Je me suis assignée la tâche de me trouver un faiseur de bébés avant la fin de l’année 2011. Pas n’importe qui, bien entendu. Un homme qui me plaise au moins et qui soit agréable à regarder, au cas où on venait à découvrir ce que j’ai fait. Un bodybuilder de la trentaine allait alors captiver toute mon attention.

Le 6 août 2011, j’ai couvert la finale nationale de bodybuilding et fitness pour le compte d’une presse cybernétique

Je n’avais aucune envie d’aller à cette compétition. Je rédigeais des articles sur le Droit camerounais et on m’envoie couvrir un événement sportif. Humm !!!! « Quoi de difficile, Mireille ? Juste dire qui a remporté la finale dans les différentes catégories ? » : avait martelé le patron de notre presse.

Ce samedi là, je me suis vêtue de ma plus belle robe mini et moulante, rose pointillée de noirs (oui, en 2011, je pouvais me le permettre). Appareil photo en mains lors de la compétition, j’ai capturé les merveilleux corps huilés des bodybuilders que je ne voyais auparavant qu’à la télévision. L’un d’eux a commencé à me sourire bizarrement. J’ai fait mon geste qui consiste à m’essuyer le visage de la main gauche pour dévoiler mon alliance à toute personne qui me regarde dangereusement. Il a continué de me sourire. A la fin du tournoi, il est venu à moi, curieux de savoir quel organe de presse je représentais. On a bavardé pendant trente minutes. Il m’a fait rire en me disant que c’est à cause de moi qu’il n’a pas remporté la compétition dans sa catégorie des 85 à 100 kg. 1- Beau corps merveilleusement sculpté par le bodybuilding. 2- Sens de l’humour, il sait détendre l’atmosphère. J’ai gardé le contact.

Un homme agréable, poli, romantique, doux et gentil… bref la totale

Pendant les semaines qui ont suivi notre rencontre, nous avons longuement échangé. Je lui ai posé des questions aussi personnelles que générales. Je voulais tester l’intelligence de l’homme. Il a vite compris que je l’étudiais de façon accélérée et s’est volontairement prêté au jeu. Nous nous sommes baladés dans la ville pendant de longs magnifiques moments. Un jour, il est venu me chercher à la sortie du boulot, en tenue militaire. J’étais abasourdie. J’avais obtenu de lui toutes les réponses ; sauf qu’il était militaire. Les militaires ont la triste réputation d’être des hommes violents. Et je n’avais aucune intention de me faire tuer si jeune. Je cherchais un faiseur de bébés. J’allais lui briser le cœur si jamais il s’attachait à moi. J’ai voulu arrêter cette histoire qui n’avait même pas commencé. Cependant, je m’étais laissé prendre au piège de sa douceur. Il était différent des militaires que je connaissais.

Le moment de lui demander s’il voulait bien me faire des enfants est arrivé plus vite que je ne l’imaginais. C’était un sportif de haut niveau. J’ai supposé qu’il était en parfaite santé parce qu’ils ont l’obligation de passer régulièrement des tests. M’entendre lui faire la demande et lui donner des consignes a été aussi marquant que quand je vois dans un film un criminel planifier un assassinat. « S’il te plait, tu n’as pas besoin de me faire plaisir. Il faut juste que tu jouisses dans moi. Ce sera ni vu ni connu. Si tu me vois enceinte par la suite, ne cherche pas à savoir si le bébé est de toi. Après, je te reverrai pour le deuxième bébé. » A ce moment, j’étais persuadée de tomber enceinte d’un coup, étant donné que mes analyses avaient révélé que je n’avais aucun problème. Et 6 mois seulement après notre rencontre, nous sommes passés à l’acte.

Nous avons couché ensemble en Février 2012

Pire qu’une criminelle, j’avais tout planifié. On s’est pris une chambre d’hôtel non loin de chez moi. Je ne craignais pas d’être vue en sa compagnie. J’avais confiance, comme toujours, en la capacité que j’ai à te raconter des sornettes en te regardant droit dans les yeux, sans sourciller. J’étais motivée et très sûre de moi, de ce que je vais faire.

Une fois dans la chambre, il a voulu bavarder pour emmener le sujet. Je l’ai stoppé net. Je n’avais pas le temps de bavarder. Je devais retourner chez moi à une heure raisonnable, afin que mon mari ne soupçonne rien, lui qui rentrait de bonne heure. Il m’a embrassée. Je lui ai rendu son baiser. Ce ne fût pas agréable. Son baiser n’a pas eu le goût des baisers langoureux que j’échange avec mon mari tous les jours. Mais bon, on dit de ne jamais comparer deux êtres humains et de prendre chacun comme il vient. Et puis même, qu’avais-je à faire du goût de son baiser ? Je recherchais juste du sperme fertile. Quand il m’a pénétrée…     À suivre 😂😂

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Commentaires

Le Varan du Kwat
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La température monte. On aime les histoires comme ça au kwat, avec le savon et un peu d'eau à côté.

Mireille Flore Chandeup
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On parle encore pour toi?

Tadie
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Très beau récit tu m'as régalé ce matin. Merci et bonne journée.

Mireille Flore Chandeup
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Merci à toi, Tadié! Excellente journée !

Mboume
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Mamaéeeee...
L'ocreeee ci est d'une douceur dure!
Tu as encore frappé !!!!!

Mireille Flore Chandeup
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Tu as lu. Merci d'être passée par ici, ma lectrice sûre.

la vie au potager
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je dis hein c'est quoi avec tw? en tt cas ca va , mais fais vite pour la suite dis donc!!!

Mireille Flore Chandeup
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Hahahahah, merci! La suite c'est très bientôt.

Tchuendem Christelle
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Très belle histoire j'adore tu devrais écrire un bouquin vraiment très belle auto biographie

Mireille Flore Chandeup
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Merci ma belle! Ça me va droit au coeur!

WebTrotter
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Heyaaarh Taa Mii comment tu écris un roman porn tu ne me signales pas ? En tout cas j'ai buy les pop-corn déjà. Épisode deux je wait

Le TDK
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Ta'a Mii, il y a des fois où tu peux déranger hein.
Cette fois-ci tu as appuyé sur le bouton "déranger" jusqu'à casser ça seulement
On on on attend la suite... Avec des détails croustillants comme les chips et sucrés comme la confiture Padji.

Mireille Flore Chandeup
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Yeuye!!! On attend la suite alors.

Cyrille L
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Hummm, j'ai ecarquillé les yeux pour vérifier encore qui en était l'auteure, et ben oui c'est bien Mireille la mère au foyer. Bravo tata Mii !!! Tu es pluridisciplinaire dans tes écris et j'adore ça. Romantique, thriller, comique,... Merci encore de faire savoir aux Hommes que les mères au foyer ne sont pas seulement de pondeuses et baby sitters. Trop de love et beaucoup de courage

Sylvie Ngono
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Je découvre l’article à la suite du #blocamp19 via un lien qui te cite. Moi qui m’ennuie très facilement j’ai le l’ai lu d’une traite. Plume légère qui nous amène... Bravo Mireille.

Mireille Flore Chandeup
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oh, Sylvie!
Sorry si je ne te réponds que maintenant. Merci Miss! Jéespère que tu apprécieras la 2ème partie.