Visite du site des réfugiés de Gado-Badzere, à l’Est-Cameroun

Tous les 19 août, la communauté internationale  célèbre la journée de l’aide humanitaire qui est le moyen de rappeler aux acteurs de guerres et conflits que les acteurs humanitaires et les civils ne sont pas une cible. Pour marquer le coup au Cameroun, des volontaires du haut commissariat des nations unies pour les réfugiés, accompagnés de plusieurs associations de relais communautaire et des blogueurs de l’association des blogueurs du Cameroun, dont Thierry Didier Kuicheu et moi, ont visité le site des réfugiés centrafricains de Gado-Badzere à l’Est-Cameroun, à environ 800 km de Bangui, capitale centrafricaine. Question de rappeler à tous la situation dans la quelle ils se trouvent parce qu’ils ont été pris pour cible dans leur pays.

C’est un site accueillant près de 25000 âmes qui ont fui la guerre et rêvent pour la plupart de rentrer chez eux. Sauf qu’on ne peut dire si le retour est possible.Les acteurs humanitaires et l’Etat du Cameroun (qui a donné les terres qui accueillent ces personnes meurtries), se déploient sur le terrain avec les moyens à leur disposition.

Les donateurs se font moins nombreux. D’autres régions du pays ont besoin de secours (extrême-nord, nord-ouest, sud-ouest…) Après avoir discuté avec quelques réfugiés, je suis ravie de constater que le fait d’être assistés ne les réjouit pas. Les hommes, chefs de famille, ont perdu leur autorité devant leurs familles. Ils reconnaissent qu’il est préférable qu’on leur apprenne aussi à pêcher, afin que leur autonomisation leur permette enfin de subvenir eux-mêmes aux besoins de leurs familles.

Les plus à remercier ce sont les populations hôtes. Accepter de céder des parcelles de leurs terres, se manager pour faire de la place à ceux qui sont dans le besoin, sont des actes louables.

Je vous raconte cette visite en photos dont voici des morceaux choisis pour vous.

Je suis très vite marquée par la capacité de déploiement des volontaires pour venir en aide à ces personnes désœuvrées. Leur force inspire en action. Crédit photo : Mireille flore Chandeup

 

Ces volontaires qui font parler leur slogan : « Nous sommes l’inspiration en action ». Crédit photo : Mireille Flore Chandeup

 

Cette volontaire se prénomme Cécile. Elle a créé une association dénommée « JADD (jeunes en action pour le développement durable) ». Elle est sur tous les fronts. Elle explique les 17 Objectifs de développement Durable » mieux que quiconque, de façon terre à terre. Crédit photo : Mireille Flore Chandeup

 

Fadimata, cette volontaire assez proche des réfugiés centrafricains (culture, religion) pour les mettre en confiance. Crédit photo : Mireille Flore Chandeup

 

Berthe Biloa, cette volontaire qui a tout quitté à Yaoundé où elle a fait des études, pour aller s’installer à Batouri, dans l’Est-Cameroun, afin d’être plus proche du terrain. Crédit photo : Mireille Flore Chandeup

 

Des agents de relais communautaire. ils permettent de toucher le plus grand nombre de réfugiés. Crédit photo : Mireille Flore Chandeup

 

Des acteurs humanitaires. Ils donnent de leur temps pour venir en aide aux réfugiés. Crédit photo : Mireille Flore Chandeup

 

Ce sourire, celui du service rendu aux populations en situation de crise. Crédit photo : Mireille Flore Chandeup

 

Cet acteur humanitaire qui a répondu à la campagne #NotATarget de la journée de l’aide humanitaire du 19 août . Crédit photo : Mireille Flore Chandeup

 

La jeunesse de cette actrice humanitaire m’a marquée. Je me suis demandée si elle avait une vie, sa vie. Elle m’a dit qu’aider les populations dans le besoin était sa vie. Crédit photo : Mireille Flore Chandeup

 

Il y a eu cette Dame, Ouba, et deux de ses filles. Son histoire de battante est une inspiration pour toute personne dans la même situation, ou pas. Crédit photo :  Mireille Flore Chandeup

 

Il y a eu cette autre dame. Je n’ai pas pu échanger avec elle, car elle ne s’exprimait qu’en Sango, sa langue. Elle m’a juste permis de la prendre en photo, dans toute sa timidité et la souffrance qu’on pouvait lire dans son regard. Elle tenait dans sa main droite son document d’enregistrement. C’est ce document que les réfugiés doivent présenter pour se faire attribuer un numéro sur ticket. Ce ticket leur permet de retirer des kits de survie auprès de la croix-rouge Cameroun qui s’occupe de la distribution. Crédit photo :  Mireille Flore Chandeup

 

J’y ai rencontré Félix Aimé Joky. Il supervisait les distributions de kits de survie. Je ne l’ai pas reconnu sur le coup, mais nous avons tous les 2 étudié le droit à l’université de Douala, Promotion 2004. Crédit photo :  Mireille Flore Chandeup

 

Un lot de nattes qui allaient être distribuées le jour même par l’équipe de Félix. Crédit photo :  Mireille Flore Chandeup

 

Des nattes, moustiquaires, savons et jerrycans étalés pour la distribution. Crédit photo :  Mireille Flore Chandeup

 

Les réfugiés se font enregistrer pour recevoir des kits de survie. Crédit photo :  Mireille Flore Chandeup

 

En rang pour recevoir des kits de survie. Crédit photo :  Mireille Flore Chandeup

 

Ces dames sont des réfugiés centrafricaines qui travaillent avec la croix-rouge Cameroun lors des distributions de vivres et non vivres aux leurs. Elles sont un excellent moyen de communication entre les réfugiés et les agents communautaires. Crédit photo :  Mireille Flore Chandeup

 

J’ai été interpellée par une Dame centrafricaine qui me présente à celle-ci (en foulard), en me disant que nous nous ressemblons. Un beau moment de fou rire. Crédit photo :  Thierry Didier Kuicheu

 

J’ai été saisie par le sourire de ces enfants innocents , qui n’ont pas demandé à devenir des cibles dans des conflits armés et autre revendications de toutes natures. Crédit photo :  Mireille Flore Chandeup

 

Mon moment préféré de la visite : lorsque j’ai enfin pu prendre cette petite en photos. Elle s’appelle Nora, elle a 8 ans et est en cours préparatoires. Sa mine m’a rendue folle d’elle et je l’ai suppliée jusqu’à ce qu’elle accepte que je la photographie. Pour elle, je retournerai dans ce site. Je m’en fais la promesse. Crédit photo :  Mireille Flore Chandeup

 

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