Mes rencontres

Logo Mondoblog

Tout au long de mon existence, j’ai rencontré plusieurs personnes qui ont fait prendre à ma vie des tournants qu’elle n’aurait pas pris sinon.

  • Kafoua Justin: l’instituteur de ma classe de cours moyen 1 (1993-1994) de l’école publique de Bilonguè à Douala

C’était un homme à qui la vie n’avait pas fait de cadeau. Victime d’un accident de la circulation qui avait réduit sa mobilité, il se donnait tout entier à ses élèves. Dès les 1ères semaines de cours, il avait tenu à rencontrer mes parents pour leur demander de me faire passer le concours d’entrée en 6ème – normalement ouvert aux élèves du cours moyen 2ème année- au lycée d’Oyack de Douala. Mes parents lui ont fait confiance et il avait vu bon. Je suis admise. Il est resté l’ami de la famille à tout jamais.

  • Tchotchou Dénis: un être hors du commun

Handicapé à 80 % à la suite d’un AVC, son mal-être ne l’a pas tué, mais l’a rendu plus fort. Une personne au goût de vivre communicatif. C’est lui qui m’a permis de faire la connaissance de Maître Laurent Serge Bondje, avocat au barreau du Cameroun, chez qui j’ai fait mon 1er stage d’apprentissage de la profession d’avocat. Dénis a aussi un côté casse-pied, toujours à vouloir que toute l’attention soit dirigée vers lui et à faire des reproches tout le temps. Toutes nos causeries s’achèvent en engueulades, mais c’est mon ami pour la vie.

  • Kwedi Endalle Priscille :  (1975-2016)

j’ai fait la connaissance de Priscille dans les locaux du l’étude d’avocats B ∝ B (Maîtres Bondje et Binyom) en 2008. Elle était la secrétaire de Maître Binyom Alain Jules. A force de saisir des actes d’avocats, elle avait fini par en savoir bien plus que moi sur la profession, bien que n’ayant pas fait d’études universitaires. J’ai passé des centaines d’heures à essayer de la convaincre de s’inscrire en faculté de droit afin de se préparer à l’examen du barreau, elle aussi. Mais non, elle n’en a jamais voulu. Nous sommes restées amies après mon départ de Douala. Aujourd’hui, elle a laissé un grand vide dans mon cœur car elle est décédée le 03 mars 2016 à 41 ans.

  • Moguem Edwige Charlie : (1981-2014)

Charlie et moi avons cheminé ensemble à l’université de Douala, de la 1ère année à la maîtrise de droit que nous avons obtenue ensemble en 2008 au bout de tous nos efforts de révision dans son appartement à 2 pas du campus. Amies au delà des études, nous trouvions toujours l’occasion de nous voir, malgré nos maternités. Aujourd’hui, je la revois seulement dans mes rêves car elle est décédée le 4 septembre 2014 pendant qu’elle donnait  à nouveau la vie. Elle était âgée de 33 ans.

  • Seunda Viviane

Je l’ ai rencontrée à l’étude de Maître Tene à Yaoundé en 2011. Secrétaire et fidèle amie de mon parrain, elle m’a soutenue, conseillée et accompagnée lors de mes 2 maternités. Elle fût scandalisée d’apprendre que je souhaitais arrêter de travailler pour m’occuper de mes enfants, car pour rien au monde elle ne laisserait tomber le travail. Elle est si attachée à la liberté qu’elle préférerait être morte plutôt que mère au foyer. Elle dit souvent de moi que je suis bizarre comme personne, à prendre la vie aussi simplement et ne cesse de me demander comment je fais pour éviter de sombrer dans le stress. Nos différences nous rapprochent tellement au fil des années.

  • Mateyem Nadège Flore

Nous nous sommes connues en 2012 lorsque mon mari et moi avons aménagé au quartier Etoug-ébé à Yaoundé. Elle tient une échoppe près de notre résidence. C’est une personne de 31 ans très traditionaliste et portée sur les superstitions: « on ne fait pas la monnaie à un client quand il est le 1er à se présenter le matin, on ne dévoile jamais avant la naissance le sexe de son bébé, on ne dit jamais le nombre réel de ses enfants, on ne dit jamais quel est son âge… ». Elle est par dessus tout très gentille et me permet de joindre les 2 bouts lorsque je broie du noir. C’est une conseillère sincère et je peux toujours compter sur elle.

  • Biyong Pauline

Personnalité publique et figure imposante de la société civile camerounaise, elle influence par ses prises de position l’environnement social de notre pays. Mordue de travail, quelques mois de collaboration dans son organisation non gouvernementale Lefe (Ligue pour l’éducation de la femme et de l’enfant) ont failli me faire faire une attaque. C’est la personne d’aujourd’hui à qui je voudrais ressembler dans 30 ans: caractérielle, exigeante, à la limite tortionnaire, bref tout pour faire sortir le meilleur de vous. Je lui suis reconnaissante pour ces mois.

Ma vie est aujourd’hui ce qu’elle est grâce à toutes ces personnes et à bien d’autres qui sauront se reconnaître dans ces descriptions. Big merci!

The following two tabs change content below.
Mireille Flore Chandeup
Juriste conseil à son propre compte, elle écrit à ses heures perdues. Elle est ici pour présenter la vie et ses vicissitudes du point de vue d'une mère au foyer. Le saviez-vous, qu'une mère au foyer voit des problèmes où personne ne les voit et n'en voit pas où tout les monde les voit? Venez, elle va vous l'expliquer en profondeur!

4 Commentaires

  1. hi mireille.je suis alexandre otibou.vieux mondoblogueur,mais qui n’arrive plus à écrire.mais découvrir ton blog et te lire ma donné envie d’écrire à nouveau.ton style est simple mais très agréable a lire.ne le change pas surtout.en attente de te relire très prochainement….a tantôt….madame la juriste au foyer

    1. merci alexandre, si je t’ai redonné envie d’écrire, au plaisir de te lire alors, Monsieur le vieux mondoblogueur

Ajouter un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *